I.
Le Droit d'ĂȘtre de l'Homme Ă  venir.

“Veux-tu protĂ©ger la prĂ©sence de cette fillette Ă  l'avenir ? Si oui, la prĂ©sence de qui veux-tu vĂ©ritablement protĂ©ger ?”

Consensus omnium (Prouver par le consentement universel) :

AccĂ©der au Droit d'ĂȘtre de l'Homme Ă  venir ne nĂ©cessite que deux questions auxquelles les rĂ©ponses se prĂ©sentent telles des Ă©vidences :

La premiÚre question fait appel à la Sensibilité propre à chacun (A), la seconde consiste en une simple déduction logique (B):

A. ReconnaĂźtre Ă  l'Homme le Droit d'ĂȘtre lĂ  demain (et de vivre son instant de vie Ă  venir).

Je Veux qu'elle soit lĂ  demain > Je lui reconnais le Droit d'ĂȘtre lĂ  demain.

1 : Exposition des données :
- Devant nous, il y a une fillette. Cette fillette est en vie et en bonne santĂ©, et car elle est en vie et en bonne santĂ©, il est possible de la supposer ĂȘtre lĂ  demain et vivre un instant de sa vie.

- C'est un fait.
2 : Expression de la Sensibilité pour autrui / Question :
- Ma question est alors la suivante :
Veux-tu que cette fillette soit lĂ  demain (Ă  vivre cet instant de sa vie) ?
2 : Expression de la Sensibilité pour autrui / Réponse :
- Certainement !
Cette fillette doit ĂȘtre lĂ  demain (et vivre cet instant de sa vie) !
3 : Identification d'un Droit :
- Aussi, à cette fin, tu proposes de protéger juridiquement sa présence à l'avenir ?

- En effet !

- Or, sur le fondement de quel Droit protĂ©ger la prĂ©sence de cette fillette demain ? Sur le fondement de quel Droit protĂ©ger le fait pour elle d'ĂȘtre lĂ  demain (et de vivre son instant de vie Ă  venir) ?

- Au nom du Droit qui est le sien d'ĂȘtre lĂ  demain (et de vivre cet instant de sa vie).

- Tu reconnais donc Ă  cette fillette ce Droit d’ĂȘtre lĂ  demain (et de vivre son instant de vie Ă  venir) ?

- Bien-sûr !
-

B. ReconnaĂźtre Ă  l'Homme Ă  venir le Droit d'ĂȘtre (et de vivre son instant de vie Ă  venir).

Je lui reconnais le Droit d'ĂȘtre lĂ  demain > Je reconnais Ă  celle qu'elle est destinĂ©e Ă  ĂȘtre le Droit d'ĂȘtre.

4 : Identification du bénéficiaire de ce Droit :
- J’ai alors une seconde question à te poser.

- Je t'en prie.

- Cette question est celle du bĂ©nĂ©ficiaire de ce Droit : qui se voit reconnaĂźtre ce Droit d'ĂȘtre lĂ  demain ? Est-ce celle que cette fillette est aujourd'hui ou celle qu'elle est destinĂ©e Ă  ĂȘtre ?- La rĂ©ponse s'impose d'elle-mĂȘme : Celle dont on protĂšge la prĂ©sence Ă  l'avenir, c'est celle qui est Ă  venir. Le bĂ©nĂ©ficiaire de ce Droit est plus prĂ©cisĂ©ment Ă  celle que cette fillette est destinĂ©e Ă  ĂȘtre.

- Tu viens de valider la reconnaissance juridique de l'Homme qui n'existe pas encore et qui est Ă  venir.

- Il me semble bien, en effet.
-

Conclusion :

- Cependant, seul l’Homme qui existe est actuellement reconnu juridiquement.

- N’ayant rien Ă  dire sur ta dĂ©marche intellectuelle qui ne repose que sur deux questions auxquelles les rĂ©ponses s’imposent telles des Ă©vidences, je dois reconnaĂźtre qu'on s'est en effet toujours trompĂ©s dans notre ComprĂ©hension de l'Homme Ă  reconnaĂźtre juridiquement.

Bilan :

« Aujourd'hui, je veux protéger... (instant de la reconnaissance juridique)

...sa présence demain ! (sujet de la reconnaissance juridique) »

« J'étais limité au Toi qui est devant moi, au Toi de l'instant présent.
‍
Cependant, je veux dĂšs aujourd’hui protĂ©ger ta prĂ©sence Ă  l'avenir. Or, parlant de ta prĂ©sence Ă  l'avenir, de qui est-ce que je parle vraiment ?
‍
‍Le Toi que je veux aujourd'hui protĂ©ger, ne se limite pas au seul Toi de l'instant prĂ©sent »

Une donnée juridique a été identifiée. Il convient alors de se demander sur quel sujet cette nouvelle donnée vient s'appliquer :
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